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samedi 30 mai 2020

Brûle ce que tu as adoré

Notre société se baptise volontiers « technoscientifique », un gros mot pour dire la dévotion envers la connaissance scientifique, et les réalisations techniques qu’elle permet de faire, qui sont invariablement regardées comme un progrès. La quête de la vérité dite scientifique se nourrit de ces évangiles que sont les publications.

Et la suite chez Boulevard Voltaire

vendredi 29 mai 2020

StopCovid : s’y opposer serait « un crime contre le reste de l’humanité » ?

Un article de Corentin Bechade, dans Les Numériques en date du 4 mai, fait état d’une opinion d’Éric Bothorel, député En Marche ! des Côtes-d’Armor, selon qui « s’opposer par principe à cet outil est un crime contre le reste de l’humanité ». Rien de moins que ça. Les juristes parlent plutôt de crime contre l’humanité ou de génocide, sans spécifier qu’il s’agit du reste de cette humanité : c’est implicite. Il y a les génocidaires et les génocidés potentiels. Et il y a la liberté d’opinion et d’expression qui font que M. Bothorel a raison de s’exprimer ainsi, si c’est ce qu’il pense.

Et la suite chez Boulevard Voltaire

lundi 25 mai 2020

Laver les pieds (d’un autre) ou se laver les mains ?

Suivre en 2015-2016 le parcours de formation « Anthropologie et Politique à l’école de saint Jean-Paul II » organisé par Ichtus et animé par Bruno de Saint Chamas1 a été l’occasion pour moi de faire (si j’ose dire) un grand bond en avant dans ma compréhension de l’anthropologie vue sous un angle chrétien. Mais déjà, la frustration était grande : concentrer en six fois trois heures de formation un contenu aussi riche laissait un goût d’inachevé, une sensation de n’avoir assisté qu’à une introduction, de n’avoir qu’effleuré un contenu d’une prodigieuse richesse. Je n’ose imaginer les affres de Bruno de Saint Chamas quand Frantz Toussaint2 lui a demandé de synthétiser dix huit heures de formation denses en une heure à peine pour une conférence sur internet, l’épisode de 2 de « Panser aujourd’hui pour penser demain ». Alors pour ce qui me concerne, je me refuse d’en faire en trois à cinq mille signes une recension qui serait la synthèse d’une conférence, elle même condensé d’un enseignement qui est une introduction à l’anthropologie chrétienne vue au travers du prisme magistral de Saint Jean-Paul II3.

Et la suite chez OSP Fréjus - Toulon

Les échecs politiquement corrects

Conscientes que bien des stéréotypes obsolètes et blessants sont véhiculés par la terminologie propre au jeu d’échecs, les instances dirigeantes se sont réunies et ont décidé de ce qui suit.

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jeudi 21 mai 2020

Ascension : les « fake news » du Monde

Pour l’édification de ses lecteurs, le grand quotidien de référence du soir, premier arbitre de la presse, Le Monde lui-même, a commis, sous la plume d’un certain Ilham Mraizika, un article expliquant la fête de l’Ascension. Ou, plutôt, a très mal synthétisé la fiche Wikipédia consacrée à cette fête chrétienne en commettant de nombreuses erreurs. Sans oser prétendre les avoir toutes identifiées, voici les bourdes les plus énormes infligées au lectorat de ce respectable journal.

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mardi 19 mai 2020

L’actionnariat salarié pour en sortir

Mantra ? Incantation ? Vœu pieux ? Martingale ? Serpent de mer ? Panacée ? Nous pouvons bien sûr l’imaginer. Le chef d’entreprise et chroniqueur Xavier Fontanet signe une tribune publiée par Le Figaro où il propose l’actionnariat salarié comme une des pistes de sortie de crise à long terme.

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vendredi 15 mai 2020

Un peuple ou des tribus ?

Mon quasi-voisin Frantz Toussaint a de bonnes idées et de l’énergie à revendre. Il a lancé un cycle de conférences diffusées en direct sur internet, avec l’ambition d’user de la trop méconnue Doctrine Sociale de l’Église pour nous préparer aux incertitudes de demain. Le feuilleton a pour titre « Panser aujourd’hui pour penser demain », et l’épisode 1 de la saison 1 mettait en vedette Guillaume de Prémare sur le thème « Ce qui fait le peuple ? Des gilets jaunes au coronavirus ».

Et la suite chez l'OSP Fréjus-Toulon

dimanche 10 mai 2020

Paradoxale Christiane Taubira

Le 10 mai est la journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition. C’est un héritage de la première loi Taubira, une loi mémorielle de 2001. Un texte où le législateur juge l’histoire en se livrant à l’anachronisme : au lieu de créer des normes qui s’appliqueront dans le futur, il plaque une qualification juridique actuelle, crime contre l’humanité, à des faits prescrits depuis longtemps.

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lundi 4 mai 2020

Coronavirus : « des preuves énormes »… D’un mensonge à l’autre ?

Mike Pompeo est LE secrétaire d’État aux États-Unis d’Amérique. Ce qui, en France, désigne un sous-ministre est, là-bas, le chef de la diplomatie, le ministre des Affaires étrangères, le numéro trois dans l’ordre hiérarchique de l’exécutif, précédé des seuls président et vice-président. Poste important, poste prestigieux qui fut occupé par quelques noms incontournables dans l’histoire : Thomas Jefferson, le général George Marshall, Henry Kissinger. Hillary Clinton et Colin Powell ont, eux aussi, occupé cette fonction. Mike Pompeo a été précédemment (et brièvement) le directeur de la CIA, le service d’espionnage américain.

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dimanche 26 avril 2020

Demain, quel consentement à l’impôt ?

Ceux nés avec le numérique ne comprendront peut-être pas la métaphore photographique. La crise que nous vivons est un révélateur très efficace. Malgré la faible lueur inactinique de la chambre noire, nos carences apparaissent dans le bac avec une grande célérité et une netteté stupéfiante. Le retour à la pleine lumière confirmera l’intuition, le cliché met en évidence tous les détails saisis par la pellicule. Les détails de nos carences collectives.

Et la suite chez Boulevard Voltaire Ou sur agoravox

mardi 14 avril 2020

Notre-Dame : un an

Il est des jours dont on se souviendra longtemps, peut-être toujours. Qui a oublié sa sidération face à l’écran qui montrait en temps quasi réel les attentats du 11 septembre 2001 ? Cette rémanence est sans doute infinie. Et il y a cette soirée du lundi 15 avril 2019, c’était le début de la Semaine sainte. Après avoir appris, via Twitter, que ce feu se déclarait, après avoir zappé sur les chaînes d’information en continu, je suis allé au Sacré-Cœur à Montmartre pour y prier. Puis je me suis rendu place Saint-Michel. J’y ai retrouvé des amis, et de vagues connaissances, et des anonymes qui tous souffraient de ce brasier.

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vendredi 10 avril 2020

Des mouchards électroniques, mais pour la bonne cause !

Déduire d’une position des pièces sur l’échiquier les coups qui l’ont immédiatement précédée, c’est un exercice intellectuel passionnant. Arturo Pérez-Reverte en fait un épisode palpitant dans Le Tableau du maître flamand. Et c’est un peu ce à quoi les épidémiologistes se livrent quand ils recherchent le patient zéro, afin de mieux comprendre comment une maladie nouvelle émerge et comment elle se propage, pour mieux la soigner et réduire son impact sur la santé publique.

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lundi 6 avril 2020

Consulter pour le jour d’après

« Le jour d’après », c’est un brin théâtral, comme expression, mais ça interpelle grave, diraient des jeunes. Bien sûr, nous espérons tous des lendemains qui chantent une belle mélodie et aussi rapidement que possible, même si l’après-confinement nous obligera peut-être à porter les masques dont le bon de commande est bloqué à quelque échelon ministériel. Et même si les dégâts sur notre économie, notre système de santé et ce qui reste de la cohésion nationale ne peuvent être évalués à ce jour, il serait opportun de se poser les bonnes questions, celle du cap étant la première et celle de la vitesse la seconde.

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vendredi 3 avril 2020

Attention, SDF en danger… les rats n’hésitent pas à leur disputer leurs maigres réserves !

Dans un état jacobin comme le nôtre, que sa situation administrative individuelle soit irréprochable est la priorité du citoyen respectueux des injonctions normatives, fussent-elles absurdes, édictées par de zélés fonctionnaires présumés de droit de divin. La période de confinement ne déroge pas à cette règle. L’apostrophe « Ausweiss Bitte », qui émaille certains films sur l’occupation, se rappelle à notre bon souvenir quand nous remplissons l’attestation dérogatoire qui permet d’échapper à ce confinement, que ce soit par devoir ou par nécessité.

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Une autre version chez Agoravox

mercredi 1 avril 2020

Nous et la Chine, demain ?

La Chine est l’usine du monde. L’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce, en 2001, a mis fin aux barrières douanières qui pénalisaient les produits chinois et a (en théorie) ouvert le marché chinois aux produits et aux investissements des autres pays. L’afflux des produits chinois a induit, en Occident, une désindustrialisation à grande échelle, dictée par une pression concurrentielle accrue sur les coûts de production. Est venu le temps des délocalisations, que ce soit en Asie ou ailleurs : continuellement chercher cet ailleurs où l’on peut produire moins cher, y faire produire ce que l’on consommera en Occident jusqu’à ce qu’un autre moins cher vienne justifier d’un changement de source d’approvisionnement.

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lundi 30 mars 2020

Coronavirus : planquer les cadavres, un mensonge d’État

Les Chinois vivent sous une dictature qui use des moyens de la dictature, entre autres la propagande. L’information officielle ne se soucie pas de la vérité, cette adéquation de la pensée aux choses (note à l’attention de Sibeth Ndiaye : là, c’est vraiment de saint Thomas d’Aquin), mais seulement d’établir une version assez crédible pour être martelée jusqu’à s’imposer, et qui sert bien évidemment ce qu’elle perçoit comme étant ses intérêts. Le quasi-monopole des médias rend ce contrôle plus aisé que dans un monde où les médias sont libres, multiples, concurrentiels et non soumis à une autorité politique. Mais la propagande est aussi diffusée à l’extérieur des dictatures, parfois. Il semblerait que la Chine ait décidé de promouvoir l’idée qu’elle a très efficacement jugulé l’épidémie, affichant un bilan officiel de seulement 3.301 décès au 27 mars 2020, suivant la synthèse de l’OMS.

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samedi 28 mars 2020

Le dimanche, c’est devant l’écran de l’ordinateur que j’assiste à la messe…

Le pseudo-chouan de pacotille s’est soumis : je n’ai pas cherché de catacombes ni de prêtre réfractaire. Il y a quinze jours, à la messe anticipée du samedi soir, un rang sur deux était neutralisé et les fidèles priés de laisser de l’espace entre eux. Le dimanche dernier, c’est devant l’écran de l’ordinateur que j’ai asssisté à la messe. Et que je le referai encore ce dimanche.

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jeudi 26 mars 2020

Contaminés géolocalisés ? Big Brother et la crécelle

Les Yaka Faukon de la gestion d’une crise sanitaire sont légion et, dans son article « Tous médecins », Philippe Bilger fait un parallèle avec chaque Français qui serait le meilleur sélectionneur possible de l’équipe de football nationale (sauf moi : je n’y prétends pas du tout). Il a raison de nous rappeler à une certaine humilité. Mais un arbre se juge à ses fruits. Dans une pandémie, les fruits sont le nombre et l’évolution des contaminés, des décès et des guéris. Sans se substituer à un expert de la gestion de crise sanitaire, en France, ces fruits sont, objectivement, mauvais. Pire, même : l’insuffisance de tests conduit à une absence de fiabilité et une minoration du nombre de contaminés, la comptabilisation officielle des décès élude pour l’instant ceux qui sont morts en EHPAD ou à la maison. C’est comme si le gouvernement voulait occulter ses pitoyables performances en usant d’un thermomètre dont la graduation est trafiquée. D’autres pays, comme la Corée du Sud, font beaucoup mieux avec des mesures moins draconiennes de réduction des libertés.

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vendredi 20 mars 2020

Gestion de crise du coronavirus : les ministres intègres et la Cour de justice

Le 18 mars, à 9 h 03, suite à la lecture des confessions d’Agnès Buzyn, celui qui n’est rien et surtout pas un juriste mais qui signe ces quelques lignes envoyait sur la Toile de l’oiseau bleu deux petits pépiements, des gazouillis à l’adresse de M. François Molins, qui affiche parmi ses responsabilités « ministère public de la Cour de justice de la République ».

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jeudi 19 mars 2020

Municipales : la valeur d’un scrutin

Les contradictions peuvent être assumées. Il était criminel de maintenir le premier tour de scrutin des élections municipales, il était incivique de ne pas s’y rendre. Comme la liberté de la presse, qui ne s’use que si l’on ne s’en sert pas, le droit de vote est trop précieux pour autoriser le droit à l’abstention.

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