Le 11 novembre est une date étrange pour moi. Mes deux grand-pères se sont battus, l’un portait l’uniforme français, l’autre allemand. Après la guerre suivante mon père, officier français, a rencontré une jeune allemande, ma mère. Pour ce qui me concerne, parler de victoire est compliqué. La fin d’une certaine défaite, celle des nations incapables de vivre en paix ensemble, me semble une désignation plus appropriée. Cette lutte fratricide entre deux peuples chrétiens, cette saignée dans leurs jeunes générations trouvait un 11 novembre un épilogue. Elle laissait des nations panser leurs plaies.

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