La litanie des violences commises est longue et lassante. Il y a cette guerre sale du terrorisme, avec ses atrocités, parfois très proches comme l’attentat contre Mauranne et Laura, celles dont nous nous sentons concernés par une solidarité de foi comme à Quetta au Pakistan, ou celles dont le bilan est si lourd qu’il stupéfie, comme à Bir al Abed. Et il y celles qui passent sous le radar, dont on ne parle pas ou peu, suivant la loi d’intérêt d’un sujet journalistique calculé en divisant le nombre de morts par la distance qui nous sépare du drame. Il y a aussi les guerres conventionnelles, mais sans doute pas plus propres, comme les tragédies que vivent le Yemen, la Syrie, l’Irak et ailleurs au quotidien. Ce ne sont, malheureusement, que des exemples. Aucun signe ne vient nous dire que cela cessera bientôt, aucune colombe de quelque origine ne semble apporter le moindre rameau d’olivier. Cette violence qui s’exacerbe et frappe les innocents ressemble à un suicide de l’humanité. Et il y a aussi la guerre économique d’un monde où la maximisation des intérêts devient la seule aspiration, où l’égoïsme est l’arbitre unique de nos décisions.

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