L’audition de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a eu lieu le 10 avril devant des sénateurs. Elle met en évidence un aspect de la société américaine : la culture de l’excuse. Le PDG de Facebook s’est publiquement excusé de l’affaire Cambridge Analytica : le réseau social n’a pas protégé les données personnelles de ses utilisateurs, qui ont été siphonnées et utilisées par l’entreprise qui a travaillé à l’élection de Donald Trump. Présenter des excuses outre-Atlantique est un exercice imposé qui permet, éventuellement, de prendre un nouveau départ, de restaurer une confiance détériorée. Cela ressemble, dans la forme, à l’autocritique publique qui devait clôturer les procès staliniens. Et Mark Zuckerberg est coutumier de cela, tant il a présenté d’excuses depuis la création de Facebook pour les erreurs commises. Jusqu’à quand ?

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