Ce n’est pas le dernier référendum national tenu en France qui a meurtri profondément le pays, c’est ce qui en a été fait après. Lui n’a fait qu’acter d’un clivage profond entre élites et peuple. Le rejet du traité constitutionnel européen aurait dû, en bonne logique, alerter sur le problème d’une Europe déjà devenue ingouvernable et échappant à la démocratie, confisquée par des technocrates que les peuples ne contrôlent pas. Une fois la sidération passée de voir que le peuple avait tiré le signal d’alarme, les seules préoccupations des eurocrates furent de relancer le train dans sa course folle, mais en supprimant ce signal d’alarme. Ce fut le traité de Lisbonne. Bien sûr, Nicolas Sarkozy et tous les Français qui ont contribué de près ou de loin à ce traité devraient être inculpés de haute trahison, et surtout les parlementaires qui ont voté pour cette abomination* quand le suffrage universel l’avait rejetée.

Et la suite chez Boulevard Voltaire