La BBC a fait éclater le scandale : dans des pays du Golfe, l’esclavage persiste, au Koweït et en Arabie saoudite, qui l’ont pourtant aboli respectivement en 1947 et en 1968. Certes, l’islam s’accommode bien de l’esclavage, et ce n’est plus l’horreur de la traite négrière arabo-musulmane où, selon certains historiens, les esclaves mâles étaient castrés pour éviter qu’ils ne se reproduisent, induisant une grande mortalité lors de la traite et le besoin de faire perdurer celle-ci afin de renouveler la main-d’œuvre servile. L’examen des faits à la lumière de la convention relative à l’esclavage de 1926 permet d’affirmer qu’il s’agit bien d’esclavage et de traite. Des travailleuses émigrées venues de pays très pauvres dont le passeport est confisqué, tout juste nourries et vêtues, qui sont utilisées au-delà de ce que la simple décence permettrait, qui sont privées de la liberté de circuler ou de téléphoner et qui peuvent être « revendues » à d’autre « sponsors ». Eh oui, pas question de parler, ici, de propriétaires.

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