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jeudi 15 août 2019

Cryptomonnaies : comme un cyber-yuan dans un jeu de quilles

La Chine annonce le lancement d’une cryptomonnaie nationale basée sur le yuan. Elle y travaille depuis 2014, en secret. Les objectifs seraient de contrer l’éventuelle hégémonie du Libra de Facebook, de supprimer l’argent liquide et de réduire la dépendance de la Chine face aux autres devises. La Chine avait pourtant interdit sur son territoire l’usage des cryptomonnaies, leur minage et leurs levées de fonds : pour Pékin, la monnaie doit rester sous contrôle du pouvoir régalien.

Et la suite chez Boulevard Voltaire

samedi 10 août 2019

Requiem pour les caissières

Le Géant Casino de la Roseraie à Angers (5.000 m²) sera, à partir de fin août, ouvert le dimanche après-midi avec seulement trois vigiles et une animatrice de caisse automatique, tous salariés de sociétés extérieures. Les syndicats renâclent. La CFDT dénonce un contournement de la loi, au préjudice des autres commerces. Avec FO, ils prédisent à terme la fin des emplois de caissières. C’est vrai, quoi, le client pose le contenu de son chariot sur le tapis roulant, attend que ses achats soient scannés par la caissière, puis range ses produits. Le processus est tellement plus simple et plus rapide si le client qui vide son chariot scanne son achat et le range d’un seul geste.

Et la suite chez Boulevard Voltaire

lundi 26 mars 2018

Barbares !

Le marketing du suicide assisté et de l’euthanasie est fait de compassion, de pathos à la louche ; il est confit de bons sentiments et n’a que de grands mots comme la dignité à la bouche. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il y a la pratique, une fois que la morale a cédé et que la loi tout court s’est couchée devant la loi du marché. Par exemple, la Belgique avec son comité Théodule en charge du contrôle éthique de l’euthanasie qui statue qu’une euthanasie est infligée sans consentement, mais refuse d’en tirer les conséquences judiciaires qui s’imposeraient : dénoncer un meurtre à un procureur !

Et la suite chez Boulevard Voltaire

vendredi 29 décembre 2017

Obsolescence programmée : réponse judiciaire ou éthique ?

Diverses affaires d’obsolescence programmée sont en train d’éclore sur la place publique : Apple briderait volontairement les performances et la durée de vie de ses téléphones afin de hâter une nouvelle occasion de vente ; Epson en ferait de même avec ses imprimantes et ses cartouches. Secret de Polichinelle, mais acte que la loi réprime dorénavant. Une jeune association au nom bondissant, « HOP » pour « Halte à l’Obsolescence Programmée », est à l’origine d’actions en justice. Bonne chance et bon courage à elle, tant dans son développement propre que dans les suites judiciaires des actions qu’elle entreprend : elle trouvera en face d’elle des avocats retors et dont les clients ne mégoteront pas sur leurs honoraires pourvu que l’opprobre d’une condamnation soit évité, ainsi que le coût des dommages. Et surtout, le temps judiciaire est long jusqu’au jugement conclusif.

Et la suite chez Boulevard Voltaire

Et les commentaires https://www.facebook.com/bvoltaire.fr/posts/1549027081829312

vendredi 22 décembre 2017

Politique économique et bien commun

Pierre de Lauzun a prononcé la 3ème conférence du cycle de formation « Responsabilité politique de la foi » organisé par la paroisse Saint Louis d’Antin et Philippe de Saint-Germain. Le thème en était « Politique économique et bien commun à la lumière de la doctrine sociale de l’Église ». La présentation des concepts de la DSE appliqués à l’économie et leurs articulations respectives furent menées tambour battant. Notons cependant que l’approche de l’Église, compatible avec une économie de marché, pose tout de même une hypothèque sérieuse à la propriété privée : la destination universelle des biens. Le bien – objet, droit, argent, actif – doit servir le bien commun, qui est d’opportunité supérieure aux intérêts individuels. Bon, ce n’est pas encore du collectivisme, la liberté d’entreprendre est préservée, et la rémunération des agents n’est pas uniformisée. La puissance publique est confrontée à d’ambivalents devoirs : l’État devrait servir le bien commun en respectant la subsidiarité et en assurant la solidarité. Cela passe par une monnaie stable, assurer des services publics et orienter des marchés. Mais la pensée libérale décline « bien commun » en « intérêt des parties » pour ce qui relève de la matière économique. Funeste réduction !

Et la suite chez l'OSP Fréjus - Toulon

vendredi 13 octobre 2017

Sécurité des centrales nucléaires : Greenpeace se pose en expert

Greenpeace a remis, mardi 10 octobre, à divers grands pontes du nucléaire civil un rapport sur la sécurité des centrales belges et françaises. Ce texte, rédigé par sept experts indépendants mandatés par l’organisation écologiste, ne sera pas rendu public. L’enceinte de confinement des piscines de refroidissement ne résisterait pas à une attaque terroriste. Ce rapport est accompagné d’une injonction de durcir ce bâtiment, au nom de la sécurité des riverains.

Et la suite sur Boulevard Voltaire

Et les commentaires : https://www.facebook.com/bvoltaire.fr/posts/1477942765604411

vendredi 1 avril 2016

La rente des greffiers

A qui appartiennent les états financiers d'une société ? La réponse la plus logique qui me vient à l'esprit est à la société elle-même : elle a son patrimoine propre et c'est elle qui établit ses comptes, ou mandate et rémunère un tiers pour le faire à sa place.

et la suite chez Finyear

mercredi 14 octobre 2015

Une éducation à grands coups de pathos

Histoire et manipulation : une éducation à grands coups de pathos

TRIBUNE | Quand un professeur demande à des collégiens de faire un bilan des traites négrières, s’appuie-t-il sur des données et des raisonnements scientifiques ? Poser la question, c’est y répondre…

Un de mes amis était affligé par le cours subi par sa fille de quatrième sur l'esclavage, assez pour partager avec moi les notes de cours prises par l’enfant et les objectifs affichés par son enseignant. Si j'ai pu, à la lecture de cette leçon, éprouver le relatif soulagement de voir qu'on ne se livrait pas à un révisionnisme éhonté (une information délibérément fausse 1), j'ai tout de même constaté que des biais de présentation étaient, de mon point de vue, mis en œuvre. Je ne peux bien évidement pas prouver qu'une idéologie préside à ces altérations, mais seulement déceler une certaine convergence de ces biais entre eux 2. La victime collatérale en est l'Histoire elle-même, privée de son illusoire neutralité objective qui lui est si nécessaire. Mais là n'est pas mon propos. Un objectif ambitieux L'enseignant affiche un objectif ambitieux : ses élèves doivent être capables de « faire le bilan des traites négrières ». Je me sens personnellement bien incapable de m'atteler à cette tâche, d'abord parce qu'il n'y a pas qu'un seul bilan et que je n'ai ni tous les savoirs nécessaires, ni toutes les compétences requises. Mais il est vrai que je ne bénéficie pas des enseignements éclairés de l'école d'aujourd'hui, je ne suis qu’un ancien élève sans doute devenu obsolète... Pour le bilan moral, pas de problème, c'est très simple. La dignité de l'homme est incompatible avec sa réduction en servitude qui le transforme en objet de commerce et en simple outil au service de son maître. La cruauté des traitements effectivement infligés aux esclaves est intrinsèquement révoltante pour nos esprits formés aux lumières des Évangiles ou des philosophes éponymes (qui brillaient sur ce sujet de feux bien ternes 3). La hiérarchie créée entre des groupes d'individus vole en éclat face à notre égalité dans l'amour que Dieu nous porte individuellement. En 1537, l'Église par la bulle pontificale Sublimis Deus de Paul III s'engage dans la voie de la condamnation de l'esclavage, même si cette bulle incomplète est restée lettre morte et inopérante trop longtemps. Un enfant de classe de quatrième est-il capable de comprendre ce qui rend le bilan économique de l'esclavage si contestable ? À quantité de travail comparable, le coût en capital de l'esclave + de son entretien + de son gardiennage serait supérieur à celui du salarié libre nous disaient les physiocrates, mais : 1/ est-ce que cette situation a été vraie pendant toute la période de traite transatlantique ? Était-elle similaire à d'autres époques et en d'autres lieux ? et 2/ est-ce à la portée d'un jeune de cet âge de le comprendre ? Est-ce si simple ? Je ne me sens pas capable d'aborder les aspects démographiques, sociaux et culturels, tant en Afrique qu'aux lieux d'exode des traites : je ne pourrais pas faire plus que d'asséner des litotes, ou tenter de formuler des interrogations que je serais bien incapable de résoudre… • Oui, des saignées démographiques ont eu lieu, la déportation de cette main-d'œuvre servile a certainement eu un impact sur la population d'Afrique et sa vie. Mais les guerres inter-ethniques existaient en Afrique avant la traite, et la réduction en esclavage y était pratiquée. Dispose-t-on de statistiques comparables sur la morbidité et la fécondité des esclaves victimes de chacune des traites et de ceux qui restaient sur place ? • Pour ce qui est des facteurs sociaux, une société coloniale avec quatre classes (grands Blancs, petits Blancs, Noirs libres, Noirs esclaves) présente-t-elle des avantages et des inconvénients vs une stratification de la société en noblesse + clergé + tiers-état nanti + tiers-état pauvre ? • Enfin, pour les aspects culturels, laissez-moi botter en touche, je ne sais vraiment pas répondre. Alors, quand un enseignant demande à un jeune de 13-14 ans de faire le bilan des traites négrières, je sens bien que seul le pathos infligé en cours sera utilisé, et un réquisitoire sera plus vraisemblablement obtenu. Est-ce la bonne façon de former de jeunes esprits ? Oui, si l'on éduque dans l'optique d'obtenir des citoyens dociles et facilement manipulables par les idéologues de demain, qui (les ficelles sont connues), useront et abuseront des émotions naturelles ou suscitées pour les priver de l'entendement, du libre-arbitre et anesthésier leur capacité de réaction. Et in fine asservir ces têtes blondes, brunes ou rousses. Mais, comme à mon habitude, je vois le mal partout.

Rémy Mahoudeaux

__ 1 Je n’ai trouvé qu’une seule information erronée due à une faute de logique : identifier comme « futurs » esclaves les prisonniers de guerres tribales situe au mauvais moment la réduction en esclavage, puisque ces prisonniers sont vendus. 2 Cette convergence concerne le parti pris idéologique de minimiser la traite arabo-musulmane et de mettre en avant la traite transatlantique opérée par l'occident chrétien. Est-ce de l'ethno-masochisme ? Il est important aux yeux de certains de faire peser de façon inégalitaire « le poids de l'héritage de ces méfaits » sur les jeunes générations, en fonction de leurs appartenances respectives à des communautés, ethnies, confessions (cf. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/encore-aujourd-hui_482221.html). 3 Lisons Voltaire : « Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres, comme les Nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres » (Traité de métaphysique) ; « Nous n'achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l'acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir » (Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, 1753).

publié à l'origine sur Liberté Politique