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samedi 25 mai 2019

Sortir ! de Natalia Trouiller

La gnose et les gnostiques, c’est vieux. Certes, le baptême de Clovis, catholique plutôt qu’arien, c’est un peu comme le nez de Cléopâtre, un de ces incontournables postes d’aiguillage de l’Histoire. Le dernier château cathare (Quéribus) est tombé en 1255 et le dernier Cathare (Bélibaste) fut brûlé en 1321. Un résumé très superficiel de la doctrine des gnostiques, c’est une haine de la chair, supposée être une création démoniaque, et une subséquente survalorisation de l’âme et de l’intelligence. Ils sont, de fait, des négationnistes de l’Incarnation de Jésus, pour eux Dieu/le Bien ne peut pas habiter la chair créée par le Diable/le Mal. Et par conséquent de sa Passion et de sa Résurrection, d’où une incompatibilité manifeste avec les enseignements de l’Église catholique apostolique et romaine.

la suite chez Boulevard Voltaire

lundi 8 août 2016

#PadreGO : Une initiative pour nos prêtres

Ils sont de moins en moins nombreux. Ils vieillissent. Dans la France rurale, ils parcourent de plus en plus de kilomètres pour desservir des paroisses chaque jour plus étendues. Ils sont surchargés et ont des agendas où tout nouveau rendez-vous doit entrer aux forceps. Et pourtant, ils assurent les messes, confessent, marient, baptisent, enterrent, enseignent le catéchisme, convertissent, visitent hospices ou prisons, consacrent du temps aux associations périphériques, encadrent et forment les laïcs qui donnent un coup de main à la paroisse, et prient pour nous en plus. Bref, ils font le job titanesque de prêtre au quotidien.

Et la suite chez Boulevard Voltaire

lundi 31 août 2015

Beaucoup de bruit pour rien ?

Marion Maréchal-Le Pen à la Ste-Baume : beaucoup de bruit pour rien ?

TRIBUNE | La sphère politico-médiatique a bruissé toute une semaine sur ce scandale, justifiant la une du plus renommé des quotidiens nationaux : les cathos auraient invité le Diable lui-même pour discuter ! Branle-bas de combat dans les officines et les salles de rédaction, prises de positions publiques et emportements sur les réseaux sociaux, thèmes et anathèmes, etc. Tout ça pour quoi ?

Les faits d'abord : l'Observatoire sociopolitique de Fréjus – Toulon (OSP) 1, sous l'autorité de Mgr Rey et conduite par les dominicains de la Sainte-Baume organisait son université d'été, et a inscrit à son programme une table ronde sur le thème « Vérité et Politique ». Parmi ses intervenants : MM. Simon Renucci, Hervé Mariton, Arnaud Le Clere 2, et Mlle Marion Maréchal-Le Pen. Je vous laisse imaginer qui incarnait le Diable. Le gâchis d'indignation Des voix dans et hors de l'Église se sont élevées qui pour fustiger cette présence, qui pour la défendre. Certains n'hésitaient pas à flirter avec le seuil de la reductio ad Petainum, qui dans ce cas ressemblait à un mauvais joker sorti sans grande discrétion d'une manche où il attendait son heure. Je me suis permis, dans la modeste mesure de l'audience que me confère ma position sur les réseaux sociaux, de soutenir la présence de l'intervenant faisant scandale. Ce n'est certes pas pour une proximité plus ou moins avouable avec ses idées ou celles de son parti, mais pour servir l'idée que je me fais de la démocratie. Soyons scolaires deux minutes, pour rappeler que les prérequis de la démocratie sont : • qu'une agora existe ; • que l'on ait le goût, l'envie d'y débattre ; • que l'on y respecte l'autre et sa parole ; • ainsi que la décision issue du meilleur consensus trouvé lors de ce débat. Je ne vois pas ici qu'il soit nécessaire d'établir une préalable autorité qualifiante des interlocuteurs d'un débat, surtout si un protagoniste est revêtu d'une onction que confère le suffrage de ses concitoyens. Ce qui est vrai pour la société civile l'est encore plus pour l'Église : pas question de réécrire les Évangiles en évitant à Jésus d'y fréquenter Zachée, Madeleine, le bon larron et tous les possédés qu'il a sauvé. Un débat plaisant sans être complaisant Le débat a eu lieu, l'OSP a permis à ceux qui le souhaitaient d'y assister via une retransmission en direct sur l’Internet. J'en ai pépié un compte rendu en direct sur twitter, avec les limites de ce genre d'exercice qui ne saurait retranscrire la richesse des propos tenus, et ce malgré les outrages infligés à la langue française du fait de l'urgence de passer à l'idée suivante. Je ne rentrerai pas dans le détail de ce qui s'y est dit, et je vous invite à visionner l'enregistrement qui en a été publié. Mais j'ai pu assister à un débat sincère, tenu avec respect entre personnes dont rien n'indiquait qu'elles ne soient pas de bonne volonté, et qui n'ont pas occulté leurs divergences d'opinion ni renié leur foi ou leurs convictions. Débat avec des convergences, des divergences, des affects, des piques aussi. Bref, un débat démocratique authentique. Sans même parler des assemblées et conseils qui nous gouvernent (si mal pour certaines d'entre elles), est-il aussi fréquent au sein des partis que des débats d'une telle qualité existent ? Que les Diafoirus de l'idéologie, les histrions du microcosme médiatique et autre pisse-vinaigre isolent la petite phrase qui tue, la sortent de son contexte et la montent en épingle avec une résonance bien supérieure à la mienne est plus que probable. Tant pis. J'ai assisté à un vrai débat démocratique, j'aimerais que ce respect soit la norme et pas l'exception, et j'en remercie de l'avoir rendu possible l'OSP de Fréjus-Toulon et tous les intervenants. Même le Diable. @Remseeks

Initialement publié sur Liberté Politique