Il est des textes qui ont écrit une partie de l’Histoire, quand leur fonction naturelle serait plutôt de la relater après coup. Le « J’accuse » d’Émile Zola en est un. Dans une France clivée, il a relancé une cause que tous pouvaient croire perdue. Le capitaine Alfred Dreyfus est condamné, dégradé, emprisonné lorsque L’Aurore le publie. Factuellement, ce texte est assez inexact : des incriminés manquent à l’appel ou ne le sont pas pour les bons motifs. Mais il est le point d’inflexion à partir duquel la cause de Dreyfus va rebondir, pour aboutir après un long chemin à la mise en évidence de son innocence, et à sa réhabilitation.

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