Les Yaka Faukon de la gestion d’une crise sanitaire sont légion et, dans son article « Tous médecins », Philippe Bilger fait un parallèle avec chaque Français qui serait le meilleur sélectionneur possible de l’équipe de football nationale (sauf moi : je n’y prétends pas du tout). Il a raison de nous rappeler à une certaine humilité. Mais un arbre se juge à ses fruits. Dans une pandémie, les fruits sont le nombre et l’évolution des contaminés, des décès et des guéris. Sans se substituer à un expert de la gestion de crise sanitaire, en France, ces fruits sont, objectivement, mauvais. Pire, même : l’insuffisance de tests conduit à une absence de fiabilité et une minoration du nombre de contaminés, la comptabilisation officielle des décès élude pour l’instant ceux qui sont morts en EHPAD ou à la maison. C’est comme si le gouvernement voulait occulter ses pitoyables performances en usant d’un thermomètre dont la graduation est trafiquée. D’autres pays, comme la Corée du Sud, font beaucoup mieux avec des mesures moins draconiennes de réduction des libertés.

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