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lundi 4 mars 2019

Grand débat national, fiscalité et dépenses publiques : lettre au père Noël

Voici la suite de ma liste au père Noël auquel je ne crois plus, mais ce n’est pas une raison pour ne pas lui écrire

Et la suite chez Boulevard Voltaire

mercredi 10 octobre 2018

Vers un ministère de la Vérité ?

Du futur conseil de déontologie de la presse

Le ministère de la Culture ne publie pas, à l’heure de la rédaction de ce billet, de lettre de mission détaillée. C’est bien dommage, et c’est symptomatique d’une gouvernance de gribouille, d’une sujétion à l’instant présent. Il faut donc se contenter des déclarations orales autour de la reprise des discussions sur la loi « Fake News » et d’un tweet de Françoise Nyssen :

« Le premier rempart contre la manipulation de l’information, ce sont les médias et les journalistes. J’ai confié à @emmanuelhoog une mission sur la création d’un conseil de déontologie de la presse, qui associerait journalistes, éditeurs et société civile. »

Et la suite chez Boulevard Voltaire

vendredi 22 mai 2015

Jérôme Kerviel, xième épisode du feuilleton

Le monde bruisse aujourd'hui au sujet du changement d'opinion d'un officier de police ayant travaillé sur l'enquête : cette personne serait dorénavant parvenue à l'intime conviction que la Société Générale savait que Jérôme Kerviel dépassait les limites fixées par sa hiérarchie, et s'étonnerait que l'enquête et l'instruction aient pu manquer de pugnacité dans la recherche de la vérité. Ce manquement, s'il est avéré, est grave, mais plus que la banque, il vise le magistrat-instructeur responsable de l'enquête qui se serait laissé instrumentaliser par la banque.

Et la suite chez Finyear

mardi 28 avril 2015

Deux poids, deux mesures

Parmi ceux qui briguent des mandats, certains s'étonnent de la désaffection des citoyens pour les urnes, les partis, la chose publique. J'ai une sincère envie de prendre un mégaphone et d’y hurler à l’intention de leurs oreilles cette phrase de Bossuet : "Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils continuent de chérir les causes".

Et la suite se trouve sur le Cercle les Echos

dimanche 22 février 2015

C'est grave Docteur ?

« BONJOUR DOCTEUR ! — ... — Je vous appelle parce que je crois que je développe une allergie à la République. — …

— Quand j'entends certaines personnes au pouvoir prononcer le mot « république », j'ai soudain le rythme cardiaque qui s'accélère, la tension qui monte, je deviens irritable et soupe au lait, je fulmine à la moindre ineptie, bref je cesse d'être ce patient à l’équanimité proverbiale.

— ... — Oui, les symptômes durent : ça me touchait par intermittence avant, mais ça fait deux ans et demi que c'est devenu quasi-permanent. — … — Curieusement, lorsque république fait référence à l'Allemagne, à l'Italie ou à l'Irlande, cela ne m'affecte nullement. C'est quand il s'agit de la France. Mais c'est encore plus violent lorsque le quidam que j'entends s'arroge le droit de contre-employer « république » au lieu de « nation » ou de « peuple » ou de « France ». — … — Non Docteur, le mot « démocratie » n'a pas d'effet notable sur moi que j'aurais pu percevoir. Ni le mot « peuple ». — ... — Non, non, je ne suis pas royaliste. Ou alors ce serait pour moi une découverte inopinée et surprenante. Et encore moins bonapartiste. — ... — Oui, je vote, je suis même un scrutateur fidèle dans mon bureau de vote. Je m'intéresse à la vie politique de ma ville, de ma région, de mon pays et de l'Europe tout en professant un agnosticisme suspicieux vis à vis des partis. — … — Est-ce que c'est grave, Docteur ? » Je ne sais pas si ce demi-dialogue aura eu l'heur de vous faire sourire ou de vous lasser. Ce ne sont que mes états d'âmes d'observateur attaché au sens des mots. Un mantra aux pouvoirs magiques Il y a chez ceux qui nous gouvernent une religiosité insoupçonnée. Elle était explicite dans certains écrits de l'ancien ministre de l'Éducation, grand chamane de la laïcité et insigne thuriféraire de la Révolution française inachevée 1. Je ne sais pas si un jour quelqu'un fera le décompte de l'emploi en public du mot « république » par les membres du gouvernement, et surtout par l'ex-ministre de l'Intérieur devenu le premier d'entre eux, mais ça ressemble fort à un mantra aux pouvoirs magiques forcément conséquents pour que, telle une incantation, il apparaisse à chaque coin de discours. Ce n'est pas le seul, il y a aussi laïcité, dans une moindre mesure. Or une république ne désigne qu'un régime politique, pas une nation ni un peuple. Rome ne cesse pas d'être Rome quand Brutus chasse Tarquin ou quand Octave devient Auguste. Servir la république à tout prix, ne serait-ce pas pendre le risque de desservir le peuple et la nation ? Du mésusage des institutions Vous souvenez-vous du général Soubelet ? Un général de gendarmerie quatre étoiles qui, comme haut responsable au sein de cette arme d'élite, était interrogé le 18 décembre 2013 par une commission de la représentation nationale et qui a dit ce qu'il jugeait utile de dire, restituant des faits limpides mais déplaisants pour les ministres de la Justice et de l'Intérieur : en synthèse, les politiques publiques qu'ils décident sont inefficaces, voire criminogènes2. Il s'est vu gratifier d'une promotion-placard… Aurait-il mieux valu qu'il mente ? Pour sa carrière, sans doute. Pourtant, je crois avoir lu quelque part dans un document qui s'appelle Constitution que le parlement contrôle l'exécutif : l'article 24 débute ainsi : « Le Parlement vote la loi. Il contrôle l'action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques. » Comment fait le parlement pour contrôler et évaluer le gouvernement si les fonctionnaires qui dépendent de l'exécutif ont éventuellement intérêt à s'autocensurer et à mentir ? Les rentiers de la République Le CESE aurait pu sortir de son néant pour être, enfin. Il n'avait qu'à considérer que 700 000 pétitions, c'était un signal suffisamment fort de la part du peuple pour mettre en évidence que tout n'allait pas de soi, que les lois dites sociétales ne se votent pas à la hussarde sans risque et qu'elles méritent une vraie réflexion préalable, pas un piteux simulacre. Hélas, les membres du CESE ont préféré d'une part démontrer l'inutilité de leur assemblée aux moyens d'une combine peu reluisante dont l'illégalité a été actée par le tribunal administratif le 2014-06-30, et d'autre part sacrifier la démocratie directe sur l'autel de leur confort petit-bourgeois de rentiers de la République. « C’est l’État qui paie » L'ennemi de la finance a été élu en France, et la montagne a accouché d'une souris avec la loi de pseudo-séparation des banques. Ce texte a donné lieu à une étude d'impact volontairement vide et biaisée3. Elle a capitulé en rase campagne face à des inspecteurs des finances qui pantoufleront un jour au sein de ces établissements avec qui ils « négociaient ». Pire, la banque est devenue le régulateur du pouvoir régalien plutôt que l'inverse par le biais de la dette publique alourdie du fait de la récession induite pour éviter le krach financier. Certes, il aurait été pertinent en 2008 d'exiger une golden share 4 en contrepartie des fonds publics qui ont sauvé les banques. Le « C'est l'État qui paie » fonctionne depuis longtemps, et en matière de monnaie, il est toujours possible de blâmer la BCE et l'Europe, commodes boucs émissaires. Syndicats officiels Le paritarisme, c'est ce système séduisant sur le papier où l'intérêt collectif pérenne émerge de la négociation entre des intérêts privés a priori antagonistes (pour faire bref le capital et le travail) sans que l'État ne s'en mêle. Sont confiés à des structures paritaires des pans entiers de notre vie économique et sociale : santé, retraite, emploi, formation professionnelle, justice spécifique du travail. Dans la vraie vie, ce n'est que la confiscation du pouvoir de décision par des syndicats de salariés ou d'employeurs qui ne représentent plus qu'eux-mêmes, et surtout l'érection de barrières5 qui interdisent de facto de contester à l'oligarchie en place le pouvoir qu'elle a confisqué, puis l'exploitation ad nauseam des fromages et les évaporations subséquentes. Mais ce n'est pas l'équipe au pouvoir aujourd'hui qu'il convient de blâmer pour le pire du pire en matière de viol des institutions ou de leur esprit : le peuple souverain a clairement exprimé son refus du traité constitutionnel européen lors d'un référendum le 29 mai 2005. Il a suffi d'une application de cosmétiques à la truelle et d'un putsch organisé par un nouveau gouvernement et un parlement servile pour vassaliser le peuple souverain le 4 février 2008. Mais rassurons-nous, nous continuerons longtemps de donner des leçons de démocratie à la terre entière avec l'arrogance du coq dominant le monde du haut de son tas de fumier. Je pourrais continuer de citer des exemples, vous le pourriez sans doute aussi. Nos sensibilités respectives font que les pondérations accordées à chaque dysfonctionnement seraient différentes, mais n'abusons pas. M. Arnaud Montebourg et moi avons au moins une chose en commun : nous sommes persuadés tous les deux que la République se meurt dans un spectacle affligeant qui ne méritera pas les applaudissements des citoyens et qu'elle mérite d'être remplacée. Alors, pour cette République exsangue et ses institutions au bout du rouleau, s’il vous plaît, pas d'acharnement thérapeutique : Balles neuves ! Et pour mon allergie, je crois que je ne vais pas la soigner : elle est saine.


*** 1 Pour V. Peillon, la Révolution française est inachevée parce qu’elle n'a pas éradiqué le christianisme. 2 http://www.dailymotion.com/video/x18momz_audition-du-general-bertrand-soubelet-dir-des-operations-et-de-l-emploi-de-la-gendarmerie-nationale_news 3 Cité dans Marianne du 22 janvier 2013 : dans le cadre de la présente étude d’impact, il est malheureusement impossible, compte tenu du très petit nombre de banques concernées et pour des raisons de confidentialité et de respect des affaires, d’exposer les ordres de grandeur correspondant à la taille de l’éventuelle filiale pro forma. 4 Action permettant à un actionnaire de forcer une décision, fût-ce contre le souhait des autres actionnaires. 5 Par exemple les monopoles des syndicats présumés représentatifs.

Publié initialement sur Liberté Politique

vendredi 8 juin 2012

3/20 La tutelle des contrôleurs

Dans le 3° chapitre du livre « 20 propositions pour réformer le capitalisme », Cécile Renouard, co-directrice de l'opus avec Gaël Giraud, propose de créer un corps de fonctionnaires pour contrôler les auditeurs comptables ou non, les agences de notation financière ou extra-financière, ou plus directement les entreprises que ceux-ci contrôlent.

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