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dimanche 10 mars 2019

Agnès Thill : traquer sans relâche la dissidence

Les apparatchiks socialistes qui ont quitté le radeau en perdition pour rejoindre Emmanuel Macron en 2017 n’ont pas oublié d’emporter dans leurs besaces les quelques réflexes qui en font, malgré leurs élections éventuelles ou leurs maroquins, des zombies en sursis. Parmi ces réflexes, deux ont été mis en évidence par la tribune publiée par Têtu le 8 mars 2019. Tribune ? Plutôt un réquisitoire en bonne et due forme, appelant à l’éviction d’Agnès Thill, qui ose ne pas démordre de son opposition à la PMA sans père. « Sachez refuser les compromis avec l’ensemble des comportements discriminants. Sachez exclure. »

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dimanche 3 mars 2019

Grand débat national, citoyenneté et démocratie : quelques propositions décoiffantes…

Voici quelques suggestions à verser au débat dont je doute qu’il soit grand : il semble biaisé dès l’origine. Mais ce n’est pas, pour autant, une raison suffisante pour s’abstenir. Mes propositions ne sont sans doute pas politiquement correctes, mais si elles étaient prises en compte, notre pays irait sans doute mieux.

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dimanche 6 janvier 2019

Loi Taubira et gilets jaunes : un goût de revanche du côté du CESE…

Les militants opposés aux graves dérangements anthropologiques initiés par la loi Taubira ouvrant le mariage aux personnes de même sexe ont, en travers de la gorge, la mise à la poubelle, par le président de l’époque du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Jean-Paul Delevoye, d’une pétition qui avait réuni tout de même plus de 700.000 signatures, en collusion avec le Premier ministre. En quelque sorte, le coup de grâce porté à la démocratie directe après sa condamnation à mort et son exécution par Nicolas Sarkozy et les parlementaires ayant voté le traité de Lisbonne. La Justice a eu beau condamner cette décision, son nouveau président peut bien reconnaître la faute, le mal est fait, la tache est indélébile et le CESE sera toujours la chambre servile qui a sacrifié son indépendance par opportunisme politique. Vae victis, malheur aux vaincus.

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dimanche 30 décembre 2018

Recette de saison : le sabotage de grand débat national

La gestion de la crise des gilets jaunes a accouché d’un grand débat national. C’est beau, le débat, dans une démocratie, c’est même essentiel : pas de débat, pas d’occasion de discuter et de convaincre que le bien public serait mieux servi par telle décision que par telle autre. Sauf qu’il y a, dans ce grand débat qui nous est proposé, comme une arnaque manifeste.

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vendredi 30 septembre 2016

Nuit debout contre Veilleurs : deux agoras mais pas de débats !

Le camp du bien n’a pas besoin de se justifier ni de débattre, ni même de se défendre contre les accusations qu’on pourrait porter contre lui. Il lui suffit d’affirmer qu’il est le camp du bien et que celui qui n’abonde pas dans son sens est un fasciste, ou tout autre avatar moderne de cette peste brune : homophobe, islamophobe, etc. Point n’est besoin de discuter avec un fasciste.

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lundi 31 août 2015

Beaucoup de bruit pour rien ?

Marion Maréchal-Le Pen à la Ste-Baume : beaucoup de bruit pour rien ?

TRIBUNE | La sphère politico-médiatique a bruissé toute une semaine sur ce scandale, justifiant la une du plus renommé des quotidiens nationaux : les cathos auraient invité le Diable lui-même pour discuter ! Branle-bas de combat dans les officines et les salles de rédaction, prises de positions publiques et emportements sur les réseaux sociaux, thèmes et anathèmes, etc. Tout ça pour quoi ?

Les faits d'abord : l'Observatoire sociopolitique de Fréjus – Toulon (OSP) 1, sous l'autorité de Mgr Rey et conduite par les dominicains de la Sainte-Baume organisait son université d'été, et a inscrit à son programme une table ronde sur le thème « Vérité et Politique ». Parmi ses intervenants : MM. Simon Renucci, Hervé Mariton, Arnaud Le Clere 2, et Mlle Marion Maréchal-Le Pen. Je vous laisse imaginer qui incarnait le Diable. Le gâchis d'indignation Des voix dans et hors de l'Église se sont élevées qui pour fustiger cette présence, qui pour la défendre. Certains n'hésitaient pas à flirter avec le seuil de la reductio ad Petainum, qui dans ce cas ressemblait à un mauvais joker sorti sans grande discrétion d'une manche où il attendait son heure. Je me suis permis, dans la modeste mesure de l'audience que me confère ma position sur les réseaux sociaux, de soutenir la présence de l'intervenant faisant scandale. Ce n'est certes pas pour une proximité plus ou moins avouable avec ses idées ou celles de son parti, mais pour servir l'idée que je me fais de la démocratie. Soyons scolaires deux minutes, pour rappeler que les prérequis de la démocratie sont : • qu'une agora existe ; • que l'on ait le goût, l'envie d'y débattre ; • que l'on y respecte l'autre et sa parole ; • ainsi que la décision issue du meilleur consensus trouvé lors de ce débat. Je ne vois pas ici qu'il soit nécessaire d'établir une préalable autorité qualifiante des interlocuteurs d'un débat, surtout si un protagoniste est revêtu d'une onction que confère le suffrage de ses concitoyens. Ce qui est vrai pour la société civile l'est encore plus pour l'Église : pas question de réécrire les Évangiles en évitant à Jésus d'y fréquenter Zachée, Madeleine, le bon larron et tous les possédés qu'il a sauvé. Un débat plaisant sans être complaisant Le débat a eu lieu, l'OSP a permis à ceux qui le souhaitaient d'y assister via une retransmission en direct sur l’Internet. J'en ai pépié un compte rendu en direct sur twitter, avec les limites de ce genre d'exercice qui ne saurait retranscrire la richesse des propos tenus, et ce malgré les outrages infligés à la langue française du fait de l'urgence de passer à l'idée suivante. Je ne rentrerai pas dans le détail de ce qui s'y est dit, et je vous invite à visionner l'enregistrement qui en a été publié. Mais j'ai pu assister à un débat sincère, tenu avec respect entre personnes dont rien n'indiquait qu'elles ne soient pas de bonne volonté, et qui n'ont pas occulté leurs divergences d'opinion ni renié leur foi ou leurs convictions. Débat avec des convergences, des divergences, des affects, des piques aussi. Bref, un débat démocratique authentique. Sans même parler des assemblées et conseils qui nous gouvernent (si mal pour certaines d'entre elles), est-il aussi fréquent au sein des partis que des débats d'une telle qualité existent ? Que les Diafoirus de l'idéologie, les histrions du microcosme médiatique et autre pisse-vinaigre isolent la petite phrase qui tue, la sortent de son contexte et la montent en épingle avec une résonance bien supérieure à la mienne est plus que probable. Tant pis. J'ai assisté à un vrai débat démocratique, j'aimerais que ce respect soit la norme et pas l'exception, et j'en remercie de l'avoir rendu possible l'OSP de Fréjus-Toulon et tous les intervenants. Même le Diable. @Remseeks

Initialement publié sur Liberté Politique