Encore une fois, déplorons ces discours avec les adjectifs qualificatifs de circonstance, l’emphase voulue par l’intensité du drame et l’éminente componction due aux fonctions du Président, de son Premier ministre et de celui de l’Intérieur. Ces déclarations fleurant bon la testostérone ont une mélodie de rengaine déjà trop entendue. Les quatre policiers blessés de La Grande Borne et leurs collègues ont sans doute besoin d’autre chose que des paroles. Peut-être que le début d’une perceptible et factuelle tentative de restauration de l’autorité de l’État dans ses devoirs régaliens les plus élémentaires sur tout le territoire national serait la solution, mais quel naïf veut y croire ?

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