Les disputes les plus âpres naissent parfois de détails que l’on pourrait qualifier d’insignifiants : des quiproquos, des malentendus entre personnes de bonne foi que rien ne devrait en bonne logique opposer. C’est parfois le seul sens d’un mot qui devient le casus belli. Que ce soit du fait de nos sensibilités propres ou de nos imparfaites maîtrises du langage, le même signifiant n’a pas de signifiés identiques ou suffisamment proches chez les interlocuteurs pour éviter l’incompréhension, voire l’opposition. Le dictionnaire devient alors un juge de paix qui permet, si l’on a recours à lui, d’affiner chez chacun sa pensée en usant des mots en conformité avec la norme commune. Cela suppose un peu d’humilité et de prendre le risque de mettre en évidence que ce que nous pensions être le sens d’un mot partagé entre tous n’est qu’une vision de notre esprit. Les dictionnaires sont essentiels à un monde où les hommes échangent des idées.

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