Le racolage n’est plus un délit pour les prostituées, il ne l’a jamais été pour les militaires, les publicitaires, les politiciens et les médias. Cela ne gomme pas le caractère péjoratif lié à cette pratique malsaine et agressive du recrutement de soldats, de clients ou d’électeurs : les promesses ne seront pas nécessairement tenues. Le mode opératoire le plus efficace pour racoler est généralement de flatter les instincts les moins élevés de sa cible. Le glauque, le sordide, le morbide, l’obscène fascinent, attirent et induisent une tentation de transgresser, de franchir la limite. Le sexe et la violence s’exhibent sans retenue. Notre époque libertaire fait sauter les verrous, comme celui de la pudeur.

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