Les Chinois vivent sous une dictature qui use des moyens de la dictature, entre autres la propagande. L’information officielle ne se soucie pas de la vérité, cette adéquation de la pensée aux choses (note à l’attention de Sibeth Ndiaye : là, c’est vraiment de saint Thomas d’Aquin), mais seulement d’établir une version assez crédible pour être martelée jusqu’à s’imposer, et qui sert bien évidemment ce qu’elle perçoit comme étant ses intérêts. Le quasi-monopole des médias rend ce contrôle plus aisé que dans un monde où les médias sont libres, multiples, concurrentiels et non soumis à une autorité politique. Mais la propagande est aussi diffusée à l’extérieur des dictatures, parfois. Il semblerait que la Chine ait décidé de promouvoir l’idée qu’elle a très efficacement jugulé l’épidémie, affichant un bilan officiel de seulement 3.301 décès au 27 mars 2020, suivant la synthèse de l’OMS.

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